Ouverture du troisième sceau
LE PÉCHÉ ORIGINEL

Alors je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle ;
car le premier ciel et la première terre s'en sont allés, et la mer n'est plus.
Et je vis la cité sainte,
la Jérusalem nouvelle qui descendait du ciel d'auprès de Dieu,
apprêtée comme une jeune mariée qui fait honneur à son mari.
Et j'entendis une voix forte sortant du trône qui disait :
« Voici la demeure de Dieu avec les hommes ;
il demeurera avec eux, et eux seront ses peuples.
Dieu lui-même sera avec eux,
et il essuiera toute larme de leurs yeux ;
et la mort ne sera plus ; ni deuil, ni cri, ni douleur ne seront plus ;
car les premières choses s'en sont allées. » †1

[Extrait de la page 103]

[...]

Suivez son exemple, conformez-vous à ses directives, écoutez ses explications, et vous serez reçu. Vous avez des difficultés à comprendre son langage ? Comme beaucoup de ses disciples d'alors, vous dites : « Ce langage est dur ; qui peut l'entendre ? » †5 Au point que son enseignement vous paraisse impénétrable comme s'il était scellé ? Suivez ici même l'ouverture des sept sceaux, et vous lirez dans sa parole à livre ouvert. [Extrait des pages 104-105]

[...]

Dieu avait dit à l'Homme : « Tu peux manger de tous les arbres du jardin, mais de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n'en mangeras pas, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. » †8

Mais la Femme eut un doute, et le Serpent, l'antique Serpent, celui qui est appelé Diable et le Satan, celui qui égare le monde entier †9, saisit sa chance…

Le serpent était la plus rusée de toutes les bêtes des champs que Yahvé Dieu avait faites… Il dit à la femme :
« Alors, Dieu a dit : “ Vous ne mangerez d'aucun arbre du jardin ” ? »
 
La femme dit au serpent :
 
Le serpent dit à la femme :

La femme vit que l'arbre était bon à manger, charmant à voir, et qu'il était, cet arbre, désirable pour acquérir l'intelligence. Elle prit de son fruit et mangea, puis en donna aussi à son mari qui était avec elle, et il mangea.

Alors leurs yeux à tous deux s'ouvrirent, et ils connurent qu'ils étaient nus… †10


Croquer dans le fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, c'est comme expérimenter le plus pernicieux des hallucinogènes. Celui ou celle qui commet l'erreur de goûter à cette drogue interdite sans contrôle ni préparation, tombe sans transition dans un monde artificiel qui n'a rien d'un paradis. L'illusion est totale, et seul un lavage – non pas d'estomac mais d'esprit (puisque le poison est d'ordre informatif) – peut arracher le malade à ses visions avant que la seconde mort (la vraie, pas celles ou celle dont il rêve) ne l'emporte. C'est pourquoi Jésus dit à Nicodème qu'à moins de naître de l'eau (du baptême) et de l'esprit, personne ne peut entrer dans le royaume de Dieu, c'est-à-dire quitter ce monde fantasmatique et réintégrer la Réalité. Car le baptême est la seule parade au péché originel, mais le baptême est une métaphore gestuelle qu'il convient de bien comprendre…

Le baptême n'est pas l'élimination d'une souillure corporelle,
mais la demande à Dieu d'une bonne conscience†11

[Extrait des pages 106-107]

[...]




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