Ouverture du quatrième sceau
INSCIENCE

Petits enfants, si vous voulez assimiler le livre scellé et réussir votre examen de passage, il vous faut absolument prendre en considération trois thèmes fondamentaux : la Chute en ce monde, le Monde, et la Fin du Monde. Si vous faites l'impasse sur la Fin du Monde, non seulement vous n'accéderez jamais à la vie éternelle, mais pire encore, même ce que vous pensez posséder – en l'occurrence, cette vie éphémère – vous sera enlevé †1, et vous serez jetés dans la géhenne, là où leur ver ne meurt pas et le feu ne s'éteint pas †2.

De même, faites l'impasse sur la Chute, et vous ne comprendrez jamais rien, ni au Monde, ni à sa fin, puisque la Chute est le début du Monde. Comme les idoles, le Monde n'existe pas au commencement : il n'est pas la Création. Il repose sur celle-ci, il est venu s'y ajouter, comme une surcouche, ou – plus précisément – comme un habillage, puisque le mot “ monde ” vient du latin “ mundus ” qui, comme son modèle grec “ kosmos ”, désigne aussi la parure féminine. Autrement dit, Ève, en cueillant et en goûtant du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, a emballé la Création dans le Monde, elle l'a ornée et parée d'objets qui, à ses yeux, possédaient une valeur… [Extrait des pages 133-134]

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Au temps de Jésus, puis durant les mille ans de son règne, échapper au piège diabolique était surtout à la portée des plus petits, de ceux que le Monde ne gâte pas. Mais depuis la naissance du Faux prophète (fin du dix-neuvième siècle), l'ignorance de Dieu se transmet de manière industrielle : la scolastique grecque restaurée par Satan aux alentours de l'An Mil, s'est muée en “ instruction obligatoire et gratuite ”. Personne – pas même les plus humbles – n'échappe à l'ignorance de Dieu.

Rappelez-vous le chapitre précédent : « Il ne leur suffit plus de s'égarer au sujet de LA CONNAISSANCE DE DIEU, mais alors que L'IGNORANCE les fait vivre dans une grande guerre, ils donnent à de tels maux le nom de paix ! †6 ». De quelle ignorance l'auteur du Livre de la Sagesse parle-il ? D'un manque d'instruction ou de culture ? D'une insuffisance de connaissances intellectuelles ? De lacunes en quelque discipline scolaire ? Non, en opposant ici l'ignorance à la connaissance de Dieu, l'auteur se réfère sans ambiguïté à une ignorance qu'il a déjà stigmatisée un chapitre plus haut :

Oui, vains par nature tous les hommes en qui se trouvait
L'IGNORANCE DE DIEU,
qui, en partant des biens visibles, n'ont pas été capables de voir
CELUI-QUI-EST,
qui, en considérant les œuvres, n'ont pas reconnu l'Artisan. †7

[Extrait des pages 134-135]

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