Ouverture du cinquième sceau
L'ADVERSAIRE

Écoutez une autre parabole. Il y avait un maître de maison, qui planta une vigne ; il l'entoura d'une clôture, y creusa une cuve et bâtit une tour, puis il la loua à des vignerons et partit à l'étranger…

Lorsqu'approcha la saison des fruits, il envoya ses esclaves aux vignerons pour prendre du produit de sa vigne. Mais, prenant ses esclaves, les vignerons battirent l'un, tuèrent l'autre, en lapidèrent un autre. De nouveau, il envoya d'autres esclaves plus nombreux que les premiers, mais ils leur firent de même. Finalement, il leur envoya son fils, se disant : « Ils respecteront mon fils ». Mais les vignerons, en voyant le fils, se dirent par devers eux : « Voici l'héritier : allons-y, tuons-le que nous ayons son héritage ! » Et, le prenant, ils le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.

« Quand donc viendra le seigneur de la vigne, que fera-t-il à ces vignerons ? » Ils (les grands prêtres, les anciens du peuple et les Pharisiens) lui disent (à Jésus) : « Il fera périr misérablement ces misérables, et la vigne, il la louera à d'autres vignerons, qui lui en remettront les fruits en leur temps. » †1

Les Romains – instrumentalisés par le Maître de maison comme jadis les Babyloniens – passeront deux fois : en 70 et en 135. La première, le Temple sera rasé. Jérusalem, la Vigne hors de laquelle le Fils avait été jeté et tué, la Ville Sainte d'où devait rayonner le Salut, le sera les deux fois. La seconde, elle sera débaptisée et reconstruite par les vainqueurs selon un nouveau plan, avec interdiction à tout juif d'y pénétrer sous peine de mort. Elle ne recouvrera son nom, presque deux siècles plus tard, que grâce aux chrétiens ! Le Temple, lui, ne sera jamais reconstruit, le bail à portion de fruits des vignerons étant résilié. Comme l'avait prédit le Fils, les massacres seront chaque fois, terrifiants… [Extrait des pages 231-232]

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Judas (non pas l'Iscariote) lui dit : « SEIGNEUR, COMMENT SE FAIT-IL QUE TU DOIVES TE MANIFESTER À NOUS ET PAS AU MONDE ? » Jésus répondit et lui dit : « Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons vers lui, et nous ferons chez lui notre demeure. Celui qui ne m'aime pas ne garde pas mes paroles. Et la parole que vous entendez n'est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé. » †6 [Extrait de la page 234]

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Pour ce qui est de la Venue (Parousie) de notre Seigneur Jésus Christ et de notre rassemblement auprès de lui, nous vous demandons, frères, de ne pas vous laisser trop vite ébranler hors de l'intelligence, ni alarmer, soit par une inspiration, soit par une parole, soit par une lettre donnée comme venant de nous, comme si le Jour du Seigneur était déjà là.

Que personne ne vous séduise d'aucune manière : IL FAUT QUE D'ABORD VIENNE L'APOSTASIE et que se révèle l'Homme de l'illégalité, le Fils de la perdition, l'Adversaire, Celui qui se dresse contre tout ce qui est appelé Dieu ou est objet de dévotion, jusqu'à s'asseoir dans le sanctuaire de Dieu en se donnant lui-même pour Dieu.

Ne vous rappelez-vous pas qu'étant encore chez vous je vous disais cela ? Alors vous savez maintenant ce qui [le] retient pour qu'il ne se révèle qu'en son temps. Car le mystère de l'illégalité est déjà à l'œuvre : que seulement soit écarté celui qui [le] retient actuellement, et alors se révélera le Sans-loi, que le Seigneur détruira par le souffle de sa bouche et anéantira par la manifestation de sa Venue.

Car le retour du Sans-loi s'accompagnera, sous l'influence de Satan, de toutes sortes d'actes de puissance, de signes et de prodiges trompeurs, et de toute la duperie de l'injustice, pour ceux qui se perdent, parce qu'ils n'ont pas accueilli l'amour de la vérité en vue d'être sauvés. C'est pourquoi Dieu leur envoie une force agissante d'égarement qui les fait croire au mensonge, afin que soient jugés tous ceux qui n'auront pas cru en la Vérité, mais auront pris plaisir à l'Injustice. †12 [Extrait de la page 235]

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Trois citations concordantes du Nouveau Testament permettent d'identifier historiquement ce genre d'homme. La première, ci-dessus, assure que le retour du Sans-loi s'accompagnera, sous l'influence de Satan, de toutes sortes d'actes de puissance, de signes et de prodiges trompeurs. La seconde précise la raison de ces manifestations de puissance : il se lèvera de faux christs et de faux prophètes, qui feront de grands signes et des prodiges, de façon à égarer, si possible, même les élus†13 La troisième, enfin, fournit un exemple typique de prodige accompli par la Bête qui monte de la terre (c'est-à-dire par le Faux prophète) : elle fait de grands signes, jusqu'à faire descendre le feu du ciel sur la terre devant les hommes. †14

Encore une fois †15 : qui donc a fait descendre le feu du ciel sur la terre devant les hommes sous la forme de bombes thermonucléaires ? Qui a inventé la trompeuse magie du monde moderne ? Un individu plus démoniaque que les autres ? Évidemment non. Symboliquement, c'est une autre Bête, aux deux cornes semblables à celles d'un agneau, mais qui parle comme un dragon †16, à savoir, le Faux prophète, dont les deux cornes apparemment inoffensives représentent la Science et l'Enseignement (des hommes) †17. Concrètement : une science imposée aux enfants sur un ton péremptoire et prouvée expérimentalement à tous les Thomas du monde à coups de signes et prodiges trompeurs.

Ne vous laissez donc pas égarer par la figure de l'Antéchrist †18 : le Sans-loi n'est pas un individu particulier, mais une espèce, celle de ces faux prophètes qui, au nom de leur laïcité, se dressent contre tout ce qui est appelé Dieu ou est objet de dévotion, jusqu'à s'asseoir dans le sanctuaire de Dieu en se donnant eux-mêmes pour Dieu. Car instruire les hommes en infirmant l'Écriture †19, en rejetant la parole de Dieu alors que « tous seront instruits par Dieu †20 », c'est se donner soi-même pour Dieu, c'est s'installer dans le sanctuaire du Dieu vivant, autrement dit, en vous, petits enfants.

Les antichrists †21 pouvaient-ils commettre plus tôt cette abomination †22 ? Non, car durant le Règne de mille ans, de nombreux sanctuaires étaient occupés par Ceux qui en avaient fait leur demeure – le Père et le Fils – conformément à leur Parole : « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui-là qui m'aime » et « Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons vers lui, et nous ferons chez lui notre demeure. Celui qui ne m'aime pas ne garde pas mes paroles. Et la parole que vous entendez n'est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé. »

Alors, quand l'enseignement de ces commandements a été falsifié – comme il l'avait déjà été à la fin de l'Ancienne Alliance lorsque, pour garder leur tradition, les hommes rejetaient le commandement de Dieu †23 –, il n'a plus été possible au Père et au Fils de faire leur demeure en qui que ce soit. Les sanctuaires vivants se sont vidés de leurs occupants légitimes, et l'Adversaire s'y est installé, comme Paul l'avait prédit : « Que seulement disparaisse ce qui le retient encore, et alors se révélera le Sans-loi… » Mais pour que le mystérieux “ retenant ” – qui n'était autre que Dieu – disparaisse, pour que l'Apostasie devienne effective, encore fallait-il que quelqu'un s'empare de l'Enseignement et le falsifie… [Extrait des pages 236-238]

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