Ouverture du sixième sceau
INTERROGATOIRE D'IDENTITÉ

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Car vous n'êtes pas de ce monde. Comme l'Enfant prodigue, vous avez cru qu'il y avait hors de chez vous quelque chose pour vous, mais c'était une erreur : coupés de votre base (le Cep), vos ressources limitées ne pouvaient vous permettre de survivre dans un monde où mourir de faim est la règle, et manger à sa faim, l'exception. Alors, pour gagner votre vie, il a bien fallu que vous alliez vous mettre au service de l'un des citoyens de ce pays… †6

Le monde moderne – phase ultime du monde de Caïn – c'est le monde du travail, le monde de la torture †7 : impossible d'y vivre à la manière d'Abel, c'est-à-dire comme Jésus le préconise †8, car, pour se voir accorder sur la main ou le front la marque †9 qui permet (éventuellement) d'y vivre, il faut d'abord se prosterner devant l'image de la Bête, c'est-à-dire étudier très dur et longtemps les affabulations humaines. Quant au seul lieu où des “ sans-marque ” peuvent encore vivre sans travailler, c'est sous les ponts !

Les ponts de Babylone la grande †10, la grande cité qui a la royauté sur les rois de la terre †11, la grande Prostituée †12, la Femme assise sur la Bête †13, c'est-à-dire, assise sur l'Idolâtrie. « Les sept têtes (de la Bête), sont sept collines sur lesquelles la femme est assise » †14, dit à Jean l'un des sept anges aux sept coupes. Cet ange parle donc de Rome, mais il ajoute : « Les eaux que tu as vues, où la Prostituée (Rome) est assise, ce sont des peuples, et des foules, et des nations et des langues. » †15 [Extrait des pages 284-285]

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Résolution de l'énigme : comme je vous l'ai indiqué au chapitre intitulé « Le Faux prophète », les trois bêtes de l'Apocalypse ne représentent pas seulement les trois composantes de la Bêtise, elles ont aussi chacune leur avatar (leur “ incarnation ”). Ainsi, la deuxième – « la Bête » – est l'Idolâtrie, mais comme elle monte de la mer Méditerranée, elle est – du point de vue d'un juif de l'antique Palestine – la civilisation idolâtrique gréco-romaine. Ce double aspect explique que les sept têtes soient aussi sept collines et sept rois.

Les sept têtes représentent les sept esprits de l'Idolâtrie – le symbolisme est évident. Les sept collines sont celles de Rome – comme nous venons de le voir. Les sept rois représentent sept “ royaumes ” qui exercèrent, exercent ou exerceront leur influence sur la Terre promise – référence absolue des prophéties (comme en Luc 21). Mais pourquoi dire que les “ rois ” représentent des “ royaumes ” ? Parce que l'énigme du chapitre 17 de l'Apocalypse utilise la symbolique du chapitre 7 du livre de Daniel, où vous pouvez lire ceci : Ces grandes bêtes – qui sont quatre – sont quatre rois qui se lèveront de la terre. †20

Or, comme je l'ai déjà mentionné †21, les quatre bêtes de Daniel sont quatre empires (quatre civilisations idolâtriques) au contact desquels se trouva le Peuple hébreu. D'après la vision historique de l'auteur du Livre de Daniel, ce sont : (1) l'empire néo-babylonien de Nabuchodonosor, (2) l'empire mède, (3) l'empire perse, et (4) l'empire grec d'Alexandre.

Le verset 17 établit donc l'équivalence : « bêtes = rois », mais un peu plus loin, le verset 23 ajoute la nouvelle équivalence : « bêtes = royaumes » : La quatrième bête : Il y aura sur terre un quatrième royaume qui différera de tous les royaumes, il dévorera la terre entière, l'écrasera et la broiera. †22 D'après la symbolique de ces deux versets, les rois représentent donc des royaumes. Avec plus de recul que Daniel, le Visionnaire de l'Apocalypse, dans son énigme, va donc recompter les empires (les bêtes) qui, en imposant leur culture idolâtrique au Peuple hébreu, ont pu compromettre sa pureté religieuse et sa vision si particulière des choses…

« Cinq sont tombés » : en se fondant sur les données de l'Ancien Testament, il s'agit de (1) l'empire égyptien ; (2) l'empire assyrien ; (3) l'empire néo-babylonien ; (4) l'empire perse ; (5) l'empire grec. « L'un existe » : à l'époque où Jean écrit, il s'agit de (6) l'empire romain. Mais à partir de 70/135 de l'ère chrétienne, et jusqu'en 1948, les hébreux n'ont plus de pays : il y aura grande détresse sur la région et colère contre ce peuple, et ils tomberont sous le tranchant du glaive, et ils seront emmenés captifs dans toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu'à ce que soient accomplis les temps des nations. †23

« L'autre n'est pas encore venu » : en 1948 l'état d'Israël voit le jour, et le Peuple hébreu peut revenir d'entre les nations, mais sous l'égide de (7) l'empire américain, exactement comme il était revenu de la déportation à Babylone sous l'égide de l'empire perse †24. « Quand il viendra, il doit demeurer peu », car c'est aussi la fin du temps des nations (pour sauver ses élus avant qu'ils ne soient tous spirituellement morts, Dieu abrègera les jours de la grande affliction idolâtrique †25).

« Et la Bête qui était et n'est plus est elle-même (comptée comme) huitième (de la liste), et elle est des sept, et elle va à sa perte » : il s'agit de (8) l'idolâtrie issue de la Renaissance. Elle est des sept parce qu'elle ne renie pas l'héritage des quatre premiers rois, qu'elle recherche, restaure, vénère, conserve et enseigne ; qu'elle est la fille des cinquième et sixième (l'héritière de l'hellénisme) ; et la mère du septième ! Mais les dix cornes qui font sa force vont aussi la mener à la ruine, car Dieu leur a mis au cœur d'exécuter son dessein… †26

Ces dix cornes sont dix rois qui, à l'époque où Jean écrit, n'ont pas encore reçu la royauté, « mais qui reçoivent le pouvoir comme rois, pour une (même) heure, avec la Bête » ressuscitée †27. Ces dix rois ne sont pas des bêtes à part entière, mais dix puissances †28 qui mettent leur pouvoir (force de pénétration) au service exclusif de l'idolâtrie moderne, de même que les rois séleucides mirent jadis leur pouvoir au service de l'hellénisme. L'équivalence « dix cornes = dix rois » vient d'un autre verset du chapitre 7 de Daniel : Les dix cornes : de ce royaume (l'empire grec d'Alexandre), dix rois se lèveront… †29

Transposée par Jean, cette symbolique désigne les rois (les présidences) des dix grandes puissances qui imposent l'idolâtrie occidentale †30 au monde entier (culture, mode de vie, valeurs…). Sur cette idolâtrie généralisée est assise une femme qui s'enivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus †31 : c'est la grande Prostituée, Babylone la grande, la grande Cité qui a la royauté sur les rois de la terre, c'est-à-dire la Civilisation occidentale moderne, nouvel avatar de la Bête (métamorphose de l'hellénisme).

Mais, contre toute attente, par leur hyperactivité aveugle et autodestructrice, les dix grandes puissances mèneront Babylone (le monde moderne) à sa perte : les dix cornes […] haïront la Prostituée, elles la ruineront et la mettront à nu, elles mangeront ses chairs et la consumeront par le feu, parce que Dieu leur a mis au cœur d'exécuter son dessein, d'exécuter un seul dessein, et d'offrir leur pouvoir royal à la Bête (= la Bêtise), jusqu'à ce que les paroles de Dieu soient accomplies. †32 [Extrait des pages 286-289]

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Ne sentez-vous pas l'angoisse des nations, inquiètes du fracas de la mer et de son agitation ? Ne voyez-vous pas déjà les hommes expirant de peur dans l'attente de ce qui va arriver au monde, parce que les puissances des cieux sont ébranlées ? †44 Oui ? C'est tout simplement que le signe, jadis réclamé par les Pharisiens, les scribes et les Sadducéens, puis par tous les gens de mauvaise foi au cours des siècles, est – de leur point de vue – en train de paraître physiquement dans le ciel.

Dieu se place aujourd'hui sur le terrain scientifique. Il apporte la “ preuve expérimentale ” de ce qui est écrit dans le livre posé sur Sa dextre. Par le signe qu'il produit, il prouve par l'absurdité du Monde que l'image que la science (des hommes) donne de la Réalité ne correspond pas à la Réalité. Que cette image, imposée par une éducation obligatoire et entretenue sous la contrainte, est bien celle de la Bêtise. Qu'issue de recherches laborieuses, elle ne va pas de soi, bref : qu'elle est inventée de toutes pièces.

Les scientifiques prédisent qu'il ne fera vraiment chaud que dans un siècle et qu'il est encore temps de prendre des mesures pour limiter le dérèglement climatique dû au réchauffement de l'atmosphère. Mais il est au moins deux paramètres qu'ils ont omis d'intégrer dans leurs calculs d'agnostiques : primo, que cette génération ne passera pas que tout ne soit arrivé †45 ; secundo, que leurs gouvernants ont à cœur de détruire la Prostituée (la Civilisation), avant que les élus ne soient tous mortellement corrompus par les abominations et les impuretés de sa prostitution. †46 [Extrait des pages 291-292]

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